notre expédition pilote Pour un bon usage de la banquise

 

Le projet pilote est une expédition-performance artistique de Saint-Malo à l'océan glacial arctique. Il s'agit de récupérer, conserver et transporter à bas carbone des glaçons de la Bretagne vers la banquise, et de les y déposer !

Pour cela, nous allons développer un frigo mobile bas carbone. 

Sur la banquise, nous allons ensuite mener une série d'expériences qui permettront de tester l'efficacité de notre couverture de survie de la banquise, notre méthode de récupération des gaz, la performance du booster de courant, notre méthode de re-salinisation de l'eau de mer.

Ces expériences seront réalisées conformément à nos protocoles de test, documentées, photographiées, des données chiffrées seront collectées, analysées, interprétées.

 

 


« Pour un bon usage de la banquise, il est conseillé de récupérer les glaçons qui se sont pas consommés, vous pouvez aussi adresser vos restes de sel, vos feuilles d’aluminium usagées, vos capsules de café, vos couvertures de survie, ou tout matériau réfléchissant, les ballons de baudruches des anniversaires, fêtes et cérémonies. Nous transformons également vos anciens parapluies, et tout ventilateur.

 

Nous recherchons des volontaires, pour  mettre en œuvre les systèmes de ventilation sous-marins en compensation du ralentissement du courant nord-atlantique, participer à l’albédo; récupérer les gaz du permafrost avant leur émission dans l’atmosphère. Une bonne condition physique est demandée, un sens civique à toute épreuve, des compétences techniques, scientifiques, créatrices, humaines d’exception sont indispensables.»

Marielle Guille



 

Mais que savons-nous en fait des usages de la banquise, si ce n'est qu'à Hédé-Bazouges, Saint-Malo ou Rennes, elle est vitale à notre climat.

Que savons-nous de la glace ?

Certains en prennent dans le whisky d'autres non, nous la sortons de notre congélateur. Elle se forme parfois dans notre frigo mal dégivré, consommant un surcroit d'énergie. Nous y conservons le poisson dans les commerces. Nous glissons sur nos patinoires artificielles, et de plus en plus rarement sur un sac agricole sur une pente gelée.

Je ne sais rien du rapport à la glace des gens qui vivent avec dans leur environnement naturel, rien de la glace de lac, rivière, ou mer, de la glace des glaciers, rien des terres gelées du pergélisol, ou de la glace des comètes.

 

Alors, la rencontre avec l'Arctique fera son œuvre, débarrassant l'artiste de son intention initiale au cadre techno-scientifique qui a mis en mouvement, donné l'énergie, la détermination d'une telle entreprise, pour abandonner tout superflu, ressentir, accueillir le désir profond de vérité et permettre la rencontre, avec une autre connaissance et - qui sait - l'esprit de la glace ?

 

Alors une autre œuvre s'engagera en création.